ORIGIN

 

Le bouvier appenzellois, une des plus anciennes races canines, dont les bons traits de caractère originels de base sont encore présents, est à considérer comme un précieux exemple vivant du patrimoine culturel et héréditaire appenzellois.

Chien original

Bon nombre d’articles ont été écrits sur les bouviers appenzellois sans pourtant qu’il y ait jamais eu entente sur ses origines véritables. Des nombreuses hypothèses qui ont été émises, une est à retenir : Le bouvier appenzellois a une descendance d’origine asiatique. Les « molosses » de l’Empire Romain qui sont à l’époque arrivés chez nous auraient été croisés avec des chiens bergers existants déjà ici. Il serait donc descendant du dogue asiatique dont l’aieul, pense-t-on, serait le loup tibétain noir (canis niger). Etant donné qu’au temps de la préhistoire les chiens du genre dogue n’existaient pas dans notre pays, il est particulièrement intéressant de savoir par quelles voies il a été introduit chez nous. Avant l’ère du Christ, les Grecs et les Phéniciens ramenèrent dans leur patrie beaucoup de dogues de Perse, d’Assyrie et de la région du Himalaya. Par la voie du commerce ces chiens arrivèrent dans l’Empire romain et dans l’ouest de l’Europe. On les retrouve en Espagne comme Mâtin, en Gaulle comme dogue de Bordeaux en Grande Bretagne comme Mastiff et au Danemark comme dogue. Les écrivains romains appelaient ces énormes chiens des « molosses » et faisaient une différence entre les petites et les grandes tailles. Le chien de petite stature était utilisé comme chien berger pour protéger le troupeau et le chien de grand gabarit comme chien de garde pour la maison et la ferme ou alors comme chien de guerre et de combat. Ces chiens furent introduits en Hélvétie par les troupes romaines et furent croisés avec les chiens indigènes des préalpes. C’est ainsi que l’on peut dire que le bouvier appenzellois, tout comme celui d’Entlebuch, serait descendant du molosse de petit gabarit et les bouviers bernois et suisses plutôt du molosse de grand gabarit.


CARACTÈRE

En plus, « l’Appenzellois » a du plaisir au travail, il a de l’endurance et il est très mobile. Dès qu’il remarque qu’il va pouvoir entrer en action, il s’agite, bar de la queue à sa manière bien à lui, court de droite et de gauche, saute de joie sur son maître. Grâce à son don d’observation inhabituel, il est un excellent rassembleur de troupeau et sait en général interpréter le comportement individuel de chaque animal dans le troupeau et souvent intervient avant même qu’une bête dévie de son chemin. En ce qui concerne son maintien et son alimentation il est facile à satisfaire et n’est pas exigeant. Son gîte, abri qu’il se choisit souvent lui-même, est simple. Il peut en entrer et en sortir à sa guise et doit si possible avoir une vue d’ensemble sur son territoire. En général on peut dire que si « l’appenzellois » est bien traîté il n’est pas un chien problématique. Cependant il ne convient qu’à des propriétaires qui tiennent compte de sa nature et qui savent lui donner le mouvement et les occupations qui lui sont nécessaires.